Je me suis réveillée ce matin en me disant que le temps passait vite, ce n'est pas un secret, il passe vite pour tout le monde, mais cette année a été difficile et au fond, le temps n'est pas passé si vite que ça. Il s'est mis sur pause, sur le bouton, "attends, je vais t'expliquer ce que c'est que la vie".
Lorsque les douze coups de minuits ont sonnés l'année dernière, je me disais que 2007 allait être une année pleine de renouveau, moi qui ai toujours adoré le chiffre 7, je me suis dis qu'il allait porter bonheur. Alors, je me suis lancée dans la nouvelle année avec le sourire, un nouveau souffle et des projets plein la tête.
Dans la vie, on ne sait jamais à quoi s'attendre, quel bonheur ou quel horreur va arriver, on avance quand même et là, si je fais le bilan, je repense à ce jour d'Avril ou un garçon que je portais dans mon coeur, s'en est allé, un garçon avec lequel j'avais partagé des moments de vie, a été emporté par la vie ou la mort, je pense que les deux mots, dans ces cas là, se mélangent et se valent.
J'ai vu le monde s'écrouler, j'étais en colère, égoïstement, je ne comprenais pas, je ne comprendrai peut-être jamais, mais il fallait accepter que c'était fini. Au départ, on n'accepte pas, on a juste envie de s'endormir, de se dire qu'on se réveillera plus tard et que ce n'est qu'un mauvais rêve, alors, j'ai dormi, plusieurs jours, je me réveillais et la réalité était encore là, bien là.
Le temps passe, les mois se suivent, et la vie recommence, mais elle ne sera plus jamais la même. J'ai compris la valeur de l'existence, cette année, j'ai compris qu'il y a deux choix, pas un de plus: avancer ou lâcher. Mais, j'ai aussi compris que pour mieux avancer, parfois, il faut avoir touché le fond de l'eau, y avoir posé le corps entier, pas seulement le bout du doigt.
Tous ces gens qui disent sans arrêt que la vie est belle, qu'il faut la croquer à pleine dents etc... Ces discours là, pour moi, se sont des discours débiles, des mensonges, ceux qu'on raconte aux enfants pour qu'ils s'endorment. La vie, c'est une bataille, une guerre, pour en profiter une seconde sans emmerdes, il faut avoir joué à la loi du plus fort, au "tu marches ou tu crèves", c'est ça.
Il y a des matins où je me dis que c'est difficile, d'autres où je me dis que ça à l'air si simple que ça cache quelque chose. Il n'y a pas de réponses toutes prêtes, pas de recettes miracles.
Je laisse le carpe diem et toutes ces conneries de mots latins aux moines tibétains, aux psy qui sont bien souvent plus fous que nous, ( si vous êtes psy et que vous lisez ce blog, vous inquiétez pas, prenez ça pour l'une de vos thérapies à 200 euros de l'heure.)
Autour de moi, on me dit que je suis négative, péssimiste, mélancolique, que je vois le verre d'eau toujours à moitié vide. Et si, au fond, j'avais raison, si au fond, je le voyais vide pour pour avoir envie de remplir l'autre moitié, c'est peut-être ça être positif, c'est voir le pire pour obtenir le meilleur. Parce que je le veux, le meilleur et je l'aurai. Si je me trompe, mettez ça sur le compte de ma bétise, et faites moi rencontrer un génie qui changera ma vision des choses, faites moi rencontrer Dieu, mais personne ne l'a jamais vu celui là.
Qu'est ce qu'il nous reste après toutes ces questions, l'espoir, quoi qu'il arrive, pour résister, on se dit que ça ira mieux demain, c'est ça, demain.
Alors, à demain.
Lucie
